Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous une réflexion sur la passion, plus particulièrement dans le monde du développement informatique — mais ce qui suit peut aussi s’appliquer à n’importe quel métier.
On entend souvent, que ce soit dans les discours de motivation, les séminaires ou les articles, qu’il faut être passionné pour réussir. La passion est présentée comme un moteur indispensable, un feu sacré pour avancer, produire, et exceller. Mais j’en suis venu à voir les choses un peu différemment.
La passion, au départ, ce n’est pas ce qu’on croit
Le mot « passion » a une origine assez surprenante. En latin, patior signifie « souffrir », « subir ». La passion, à l’origine, ce n’est pas un enthousiasme joyeux, c’est plutôt un état de quelqu’un qui subit une émotion intense, parfois même difficile. Et si on y réfléchit, c’est assez proche du mot « travail » qui lui aussi vient d’une idée de souffrance.
Avec le temps, on a donné une connotation positive à ces mots, mais il ne faut pas oublier d’où ils viennent. La passion n’est pas forcément un choix qu’on fait, c’est souvent un coup de foudre, une sorte d’obsession qu’on subit, avant de se mettre à agir pour la concrétiser.
Dans le développement, la passion ne fait pas tout
On dit souvent : « Pour être un bon développeur, il faut être passionné. » J’y croyais dur comme fer avant d’approfondir le sujet pour mon projet Le Développeur Idéal. Mais après expérience, j’ai vu qu’à elle seule, la passion ne suffit pas.
Ce qui différencie un bon développeur, ce n’est pas la passion pure, c’est le travail. Quelqu’un de passionné qui ne se donne pas la peine de travailler ne sera jamais meilleur que quelqu’un de moins passionné, mais discipliné et régulier.
La passion peut te donner l’envie, la curiosité et le courage de commencer. Mais si tu ne travailles pas, tu n’avanceras pas. C’est dans l’effort, les essais, les erreurs, les échanges, que tu deviens vraiment meilleur.
La discipline est la clé
Dans le monde réel, il y a plein de développeurs qui ne sont pas forcément passionnés par leur boulot, comme il y a des gars dans d’autres métiers qui travaillent sans être passionnés. Et ça ne change rien au fait qu’ils sont bons dans ce qu’ils font, qu’ils gagnent leur vie, qu’ils réussissent.
Paradoxalement, ceux qui brillent le plus sont souvent ceux qui sont les plus organisés, disciplinés, travailleurs. Ils ne vivent pas tout le temps dans la fièvre passionnelle, mais dans la constance.
Gérer sa passion pour ne pas s’épuiser
Un vrai piège de la passion chez les développeurs, c’est l’excès. Trop de zèle, trop d’heures, trop d’obsession peuvent entraîner un burn-out. Apprendre à gérer son temps, ses limites, choisir ses projets, c’est indispensable.
On peut avoir plusieurs passions dans une vie, ou même en même temps : le code, le sport, la musique, la compta… Ce qui fait la différence dans chaque domaine, c’est ce qu’on met comme travail derrière.
Transformer la passion en travail équilibré
Enfin, il y a cette phrase qui circule : « Si tu fais de ta passion ton travail, tu n’auras plus jamais un travail. » C’est un peu vrai, mais ça dépend de toi. Beaucoup aiment certaines tâches sans les adorer, et pourtant ils les font bien. D’autres adorent quelque chose, mais n’ont pas les bons résultats.
Le secret, c’est d’avoir un bon équilibre entre passion, envie, mais aussi pragmatisme et discipline. Tester, essayer, s’adapter à ses envies et ses capacités.
Mon point de vue
La passion, c’est bien. Mais la discipline, le travail régulier et la gestion de soi, c’est mieux. La passion donne l’étincelle, mais c’est le travail qui allume le feu. Pour être un excellent développeur, il faut les deux, oui, mais surtout il faut travailler.
Voilà mon regard sur la passion. J’espère que ça vous parle et vous éclaire un peu.
Et vous qu’est ce vous en pensez ?